Le moustique tigre

Aedes Albopictus, dit «  moustique tigre  », originaire d’Asie, s’est développé de manière continue depuis 2004 en France métropolitaine. Il est désormais présent dans plus de 60 départements, dont le Rhône. Particulièrement nuisible, il peut également être vecteur de maladies.

Le moustique tigre

Il se distingue des autres moustiques par sa coloration contrastée noire et blanche, d’où son appellation, et sa très petite taille. Il se développe surtout en zone urbaine, dans de petites quantités d’eau, et se déplace peu au cours de sa vie (100 mètres autour de son lieu de naissance).

Les piqûres interviennent principalement à l’extérieur des habitations, pendant la journée, avec un pic d’agressivité à la levée du jour et au crépuscule.

Le moustique tigre peut être vecteur de la dengue, du chikungunya ou du zika si, et seulement si, il est contaminé. Il s’infecte en piquant une personne malade qui revient d’un voyage dans un pays où ces maladies sont présentes, et devient ainsi capable de transmettre la maladie dans le proche voisinage en piquant ensuite des personnes saines.

Le moustique tigre est Intraitable par des moyens insecticides classiques, il justifie des gestes préventifs de la part des particuliers.

Des gestes simples et efficaces pour limiter la prolifération des moustiques

Enlever tous les objets abandonnés dans le jardin ou sur la terrasse et qui peuvent servir de récipient.

Vider une fois par semaine les soucoupes, vases, seaux.

Remplir les soucoupes des pots de fleurs avec du sable mouillé.

Vérifier le bon écoulement des eaux de pluie (gouttières…).

Entretenir le jardin : élaguez, débroussaillez, taillez, ramassez les fruits tombés et les déchets végétaux, réduisez les sources d’humidité.

Couvrir toutes les réserves d’eau à l’aide d’une moustiquaire.

Des conseils pour les voyageurs

Les personnes qui se rendent dans des zones où circulent les virus du chikungunya et de la dengue doivent se protéger des piqûres de moustiques (porter des vêtements longs, imprégner les vêtements avec un insecticide répulsif, utiliser des répulsifs cutanés).

En cas de symptômes (fièvre, maux de têtes, douleurs, courbatures …) survenant dans les 15 jours après le retour, il est recommandé de consulter sans tarder son médecin traitant.